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Le règlement intérieur

Le règlement intérieur est un document par lequel l’employeur fixe obligatoirement les règles relatives à l’organisation technique du travail, à l’hygiène, à la sécurité et à la discipline.
L’élaboration du règlement intérieur est- elle obligatoire pour l’ensemble des employeurs quelque soit le nombre de leurs employés ?
            Le règlement intérieur est obligatoire dans les organismes employeurs du secteur économique occupant vingt (20) travailleurs et plus.
            Par contre, il n’est pas obligatoire dans les organismes employeurs occupant moins de vingt (20) travailleurs. Dans ce cas, l’employeur a la faculté d’élaborer un règlement intérieur selon les spécificités des activités.
            Le règlement intérieur doit comporter :
Dans le domaine disciplinaire et obligatoirement :
            – la qualification des fautes ;
            – les degrés des sanctions correspondantes ;
            – les procédures de mise en œuvre .
Dans le domaine de l’organisation technique du travail notamment :
           – les absences spéciales non rémunérées;
           – les périodes d’allaitement.
Dans le domaine d’hygiène et de sécurité notamment :
            – les consignes d’hygiène et de sécurité
            – l’utilisation des moyens de protections individuelle et collective.
Toute clause du règlement intérieur qui supprimerait ou limiterait les droits des travailleurs tels qu’ils résultent des lois, des règlements et des conventions ou accords collectifs en vigueur est nulle et de nul  effet.

   Quelles sont les formalités obligatoires pour l’application du règlement intérieur ?
            Les formalités sont au nombre de quatre :
1- Le soumettre pour avis à l’organe de participation ou, à défaut, aux représentants des travailleurs. Cet avis doit être émis dans un délai maximum de 15 jours;
2- Le soumettre à l’inspection du travail territorialement compétente pour approbation de conformité avec la législation et la réglementation du travail dans un délai de huit (8)  jours;

3- Le déposer  auprès du greffe du tribunal territorialement compétent ;
            4- Lui assurer une large publicité en direction des travailleurs salariés concernés.

Quelles sont les pénalités prévues en cas de non dépôt du règlement intérieur ?
            Le non dépôt du règlement intérieur auprès de l’inspection du travail et du greffe du tribunal compétent expose l’employeur à une amende de 1.000 à 2.000 DA.

Quels sont les risques encourus en cas d’absence du règlement intérieur ?
            La chambre sociale de la cour suprême, dans le cadre des pourvois en cassation, a rendu les arrêts  suivants :
1/ En ce qui concerne l’obligation d’élaborer le règlement intérieur et ses effets    (dossier n°141 656 du 02 Juillet 1996) :
            – l’absence de règlement intérieur dans les organismes employeurs occupant vingt (20) travailleurs et plus rend abusif le licenciement.
2/ En ce qui concerne le dépôt du règlement intérieur (dossier n°135 908 du 22 Octobre 1996) :
            Le règlement intérieur doit être déposé auprès du greffe du tribunal du lieu où est occupé le travailleur quand il s’agit d’établissement fixe, ou du lieu de la conclusion du contrat de travail, et ce pour qu’il soit opposable au travailleur. Dans le cas contraire, il est fait comme s’il y a absence de règlement intérieur

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Durée légal de travail

a durée légale du  travail est fixée par l’ordonnance  97/03 du 11 Janvier 1997, laquelle concerne tout aussi bien les organismes employeurs du secteur économique que les institutions et administrations publiques. Cette ordonnance  est en vigueur depuis le 11 Mars 1997.

Pourquoi l’état intervient dans la fixation de la durée légale du travail ? 

La fixation de la durée légale du travail  par les  pouvoirs publics vise un double objectif.
Le premier renvoie à  la santé physique et morale des travailleurs. En effet , il a été démontré depuis bien longtemps que le risque d’accidents de travail est important là où la durée du travail est longue ;

Le second concerne l’économie du pays dans la mesure où la modulation du  volume horaire de travail  constitue un des moyens de lutte contre le chômage.

Quelle a été l’évolution de la durée légale du travail dans notre pays depuis l’indépendance ?

Trois périodes sont à retenir :

La première va de  l962 à 1974 pour une durée de 40 h par semaine
La seconde va de   1975 – 1997 pour une durée de 44h par semaine
La troisième va de  1997 à ce jour pour une durée de   40h par semaine

Quelle est la base de calcul de la durée légale du travail ?

Pour le secteur économique, la base de calcul de la durée légale du travail est la semaine (durée hebdomadaire).
Le secteur agricole quant à lui  est concerné par un volume horaire  annuel.

Quelle doit être  la répartition de la durée légale hebdomadaire de travail ?

La semaine de quarante (40) heures doit être répartie sur au moins cinq (05) jours ouvrables. C’est ainsi qu’on peut avoir les combinaisons suivantes :
·      Une semaine de cinq jours ouvrables ? Soit 05 x 8 heures ;
·      Une semaine de cinq jours ouvrables, avec 04 jours x 09 heures + 01 jour de 4 heures ;
·      Une semaine de six jours ouvrables avec 05 jours x 07 heures + 01 jour de 5 heures.
Remarque : On ne peut pas répartir la durée hebdomadaire sur sept jours car le travailleur a droit à au moins un jour de repos complet durant la semaine.

Le temps de pause est-il comptabilise dans le calcul de la durée de travail effectif ?

Il est fait obligation à l’organisme employeur, dans le cas où les horaires sont effectués de façon continue, d’avoir à aménager un temps de pause dont la durée ne doit pas dépasser une heure.           Dans ce cas, une période d’une demi-heure est comptabilisée comme durée effective de travail.

Existe-t-il des dérogations à la durée légale du travail ?

Il existe bien des dérogations à la durée légale du travail. Elle peut être réduite, comme elle peut être augmentée selon les deux cas suivant :
Premier cas : Elle peut être réduite pour les personnes occupées à des travaux pénibles et dangereux ou impliquant des contraintes sur le plan physique ou nerveux ;
Deuxième cas : Elle peut être augmentée pour certains postes comportant des périodes d’inactivité,

Comment opère-t-on pour procéder à la répartition de la durée légale du travail ainsi qu’aux dérogations ?

La durée légale du travail peut être répartie :
Par voie de négociation collective, dans le secteur économique ;
Par voie réglementaire, pour le secteur des institutions  et administrations publiques.

QUELS SONT LES PLAFONDS EN MATIÈRE DE DURÉE LÉGALE DU TRAVAIL ?

·      L’amplitude journalière de travail effectif ne doit en aucun cas dépasser douze heures ;
·      La durée légale pour la semaine (durée hebdomadaire) est de 40 heures.
         Sur cette  base,  on  a  un  volume  mensuel   d’heures   de travail  de 173,33 heures.

L’EMPLOYEUR A-T-IL DES PRÉROGATIVES POUR AUGMENTER LA DURÉE DE TRAVAIL ET  SOUS QUELLES CONDITIONS ?

            Oui,  par le biais des  heures supplémentaires dont le recours doit répondre à une nécessité absolue, revêtir un caractère exceptionnel et  ne pas  dépasser 20 % de la durée légale soit donc huit (08) heures par semaine.
Toutefois, la limite de 20 % peut être dépassée dans deux cas :
·      prévenir des accidents imminents ou réparer les dommages résultant d’accidents ;
·      achever des travaux  dont l’interruption risque, du fait de leur nature, d’engendrer des dommages.
             Un tel recours oblige  l’employeur à  consulter les représentants des travailleurs  et à informer l’inspecteur du travail compétent.
    Toute heure  supplémentaire effectuée donne lieu au paiement d’une majoration qui ne peut être inférieure à 50 % du salaire horaire normal.

QUELLES SONT LES SANCTIONS PRÉVUES PAR LA LÉGISLATION DU TRAVAIL EN CAS DE NON RESPECT DE LA DURÉE LÉGALE HEBDOMADAIRE ?

La peine encourue par tout employeur  qui dépasse les plafonds légaux  en matière de durée légale hebdomadaire de travail, d’amplitude journalière de travail et d’heures supplémentaires est une amende de 500 à 1000 DA appliquée autant de fois qu’il y a de travailleurs concernés.
Quant au dépassement de la dérogation prévue en matière de recours aux heures supplémentaires, il expose le contrevenant à une amende de 1.000 à 2000 DA appliquée autant de fois qu’il y a de travailleurs concernés.  

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Avez vous besoin d’une stratégie digitale ?

Quand on prend un peu de recul on a l’impression que les entreprises passent leur temps à inventer de nouveaux concepts pour adresser des problèmes sérieux en ayant l’air d’éviter de s’attaquer aux causes premières et en oubliant que les solutions, si on voulait les appliquer existent depuis belle lurette.

Une critique qui s’adresse encore plus et a fortiori aux entreprises qui embauchent majoritairement des travailleurs du savoir et qui, vu qu’on parle de flux de travail intangibles et d’une foule de choses peu visibles et à la matérialité limitée, ferment les yeux devant nombre de dysfonctionnements en faisant comme s’ils n’existaient pas.

Faire du neuf avec du vieux

Donc les concepts s’enchainent, avec à chaque fois l’impression que vu que le précédent n’a pas fonctionné on le met vaguement au gout du jour et on en change le nom.

On a eu l’époque du collaboratif, du knowledge management, de l’entreprise 2.0, de la transformation digitale, de l’expérience employé, du bonheur au travail

Et à chaque fois j’ai l’impression qu’on parle de la même chose car finalement tout est tellement entremêlé que quelle que soit par quelle partie du problème on commence on en revient aux mêmes sujets de fond.

Parce qu’à la fin le but d’une entreprise est de satisfaire des clients.

Pour cela elle a des salariés qui doivent être mis dans les meilleures conditions (management, outils, process, capacité d’apprendre et s’améliorer).

Pour cela tous ces gens doivent travailler ensemble.

Pour rester compétitif elle doit à la fois optimiser le présent et se préparer pour le futur.

Au final cela s’articule sur trois piliers : le client, le collaborateur, la qualité. C’est aussi vieux que le monde et ça ne risque pas de changer.

Les deux premiers piliers sont assez commun dans les discours de toutes les entreprises, le troisième moins. S’il est omniprésent dans l’industrie et une partie du secteur des services il l’est beaucoup moins dans une très grande partie des entreprises dont l’activité repose essentiellement sur les travailleurs du savoir. On y parle de livrables, de performance et si la notion de qualité est présente elle n’est jamais abordée et mentionnée en tant que telle.

Qualité et travail du savoir : on ne pilote pas ce qu’on ne comprend pas

Je n’ai pas vraiment d’explication à cela mais j’ai une piste sérieuse. Avoir une démarche qualité c’est avoir une démarche systémique et pas individuelle.

« Peter Drucker a fait remarquer qu’au cours du XXe siècle, la productivité des travailleurs manuels dans le secteur manufacturier a été multipliée par cinquante, car nous sommes devenus plus intelligents quant à la meilleure façon de construire des produits. Il a fait valoir que le secteur de la connaissance, en revanche, avait à peine entamé un processus similaire d’auto-examen et d’amélioration, existant à la fin du XXe siècle alors que le secteur manufacturier l’avait été cent ans plus tôt  ».

Cet extrait d’un article du New Yorker parle de productivité mais s’applique à mon avis tout autant à la qualité. On ne sait pas comment travaillent les travailleurs du savoir, je veux dire au niveau des dynamiques et pratiques individuelles et collectives qui font qu’à un moment donné ce qui doit être produit l’est. Il y a un input quelque part, il y a des règles et process plus ou moins établis et souples, l’information circule, s’accumule, et à un moment comme par miracle quelque chose est produit.

Y-a-t’il en cours de route des goulots d’étranglement qui empêchent d’avancer ? La charge de travail est elle distribuée de manière optimale ? Les ressources (personnes et information) sont elles disponibles et en quantité et qualité suffisantes ?

On ne le sait pas et je ne sais même pas si on cherche à le savoir. Et sans cela comment prétendre avoir un impact sur la qualité de ce qui est produit ?

De l’importance de la qualité dans le travail du savoir

Pourquoi réintroduire ici ce concept d’un autre temps et, surtout, d’une autre industrie ?

Parce que dans les choses qui différencient le travail du savoir des autres activités il y a le fait que la valeur produite n’est pas proportionnelle au temps passé.

On peut produire une foule de livrables, peu importe leur nature, dans un temps donné mais s’ils ne correspondent pas au niveau de qualité attendu leur valeur est nulle et il faut tout recommencer.

Raison pour laquelle la notion de productivité dans ces secteurs est très difficile à appréhender et pour laquelle l’accent devrait davantage être mis sur la qualité que la quantité.

Faire du neuf avec du vieux (2)

Bon, revenons à l’idée première de ce billet. Je voudrais juste partager ici quelque chose que certains connaissent peut être mais, comme pour mon billet sur le Discours de Marseille, montrer que des gens ont dit et fait des choses très pertinentes à une époque et qu’il serait peut être bon de s’inspirer de choses qui ont fonctionné plutôt que de se lancer dans une course en avant qui amène à sans cesse réinventer la roue.

C’est dans les années 50 que Edwards Deming, père de ce que l’on appelle aujourd’hui le « Total Quality Management » a formalisé ce qui est connu comme les « 14 points de Deming » qui ont permis à l’industrie Japonaise de connaitre un essor à cette époque alors que les entreprises occidentales ont attendu près de 30 ans pour s’y convertir.

Alors je ne vais pas dire que je souscrit à tout, que certaines choses ne doivent pas être remises au gout du jour mais une partie est tout de même diablement pertinente mais s’il s’agit de choses qu’on feint encore de découvrir aujourd’hui. Preuve également que parfois il faut aller chercher de bonnes idées dans des secteurs qui n’ont rien à voir avec le notre et que finalement il n’y a rien de tel que le bon sens.

1°) Gardez le cap de votre mission en améliorant constamment les produits et les services. Le but d’une entreprise est d’être compétitive, d’attirer des clients et de donner du travail.

Cela signifie deux choses : optimiser le présent tout en investissant pour l’avenir. Aujourd’hui trop d’entreprises ne recherchent que des gains à court terme.

2°) Adoptez la nouvelle philosophie. Nous sommes dans un nouvel âge économique. Les dirigeants occidentaux doivent s’informer de leurs nouvelles responsabilités et conduire le changement.

Il n’y a pas de transformation d’une entreprise sans transformation culturelle des dirigeants, ce que je traduis souvent par « l’escalier se balaie en partant du haut ».

On en a eu des exemples criants en matière de transformation digitale.

3°) Faites en sorte que la qualité des produits ne demande qu’un minimum de contrôles et de vérifications. Intégrez la qualité au produit dès la conception.

Agir sur le système plus que les individus et éviter les process et contrôles inutiles. Un moyen de lutter contre la complication ?

Cela me rappelle également une anecdote tirée de Smart Simplicity d’Yves Morieux. Alors qu’on se rend compte qu’il y a des problèmes de qualité on peut créer un département « réparabilité » qui ajoute de la complication organisationnelle ou travailler en amont pour ne pas en avoir besoin.

4°) Abandonnez la règle des achats au plus bas prix. Cherchez plutôt à réduire le coût total. Réduisez au minimum le nombre de fournisseurs par article, en établissant avec eux des relations à long terme de loyauté et de confiance.

Dans un monde qui fonctionne de plus en plus en écosystème, où le freelancing se développe, il faut une nouvelle manière de gérer les prestataires et partenaires. Ca n’est plus « eux et nous » mais « nous ensemble » et cela demande une relation de confiance à long terme.

Changer de partenaire en permanence dérègle, de plus, le fonctionnement de l’organisation.

5°) Améliorez constamment tous les processus de planification, de production et de service, ce qui entraînera une réduction des coûts.

Encore faut il aujourd’hui être capable de comprendre comment travaillent vraiment les travailleurs du savoir. Heureusement aujourd’hui on a des données pour cela.

6°) Instituez une formation professionnelle permanente.

Encore plus vrai aujourd’hui alors que les connaissances deviennent de plus en plus rapidement obsolètes.

7°) Instituez le leadership, nouvelle manière pour chacun d’exercer son autorité. Le but du leadership est d’aider les hommes et les machines à mieux travailler. Révisez la façon de commander.

On parle des managers totalement perdus en télétravail parce qu’ils ne voyaient plus leurs collaborateurs pour les contrôler.

Une chose à laquelle Deming ne pouvait pas penser en parlant d’hommes et de machines est de leur apprendre à travailler ensemble.

8°) Chassez la crainte, afin que tout le monde puisse contribuer au succès de l’entreprise.

Bien sûr le management par la peur ne fonctionne pas mais cela va au delà.

Une des grandes barrières à la collaboration, l’innovation, la résolution de problèmes et l’amélioration continue est la crainte qu’ont les gens de signaler un problème ou de proposer des idées pour le résoudre.

9°) Détruisez les barrières entre les services. Le travail dans un esprit d’équipe évitera que des problèmes apparaissent au cours de l’élaboration et de l’utilisation des produits.

De la conception à l’exécution les silos tuent créativité et collaboration et génèrent in fine des problèmes de qualité qu’ils empêchent, en plus, de résoudre.

10°) Supprimez les exhortations et les formules qui demandent aux employés d’atteindre le  zéro défaut pour augmenter la productivité. Elles ne font que créer des situations conflictuelles.

Ici cela me fait surtout penser aux injonctions paradoxales qui minent la vie des collaborateurs.

Ici je citerai encore Morieux :

• En 1955 les entreprises avaient entre 4 et 7 impératifs de performance contre entre 25 et 50 aujourd’hui.

• 15 à 50% de ces indicateurs sont contradictoires, ce qui n’était pas le cas en 1955.

11°) Supprimez les quotas de production, ainsi que toutes les formes de management par objectifs. Ces méthodes seront remplacées par le leadership.

Là je suis un peu moins confortable avec ce point mais ça évoque tout de même un sujet assez fréquent : confondre l’indicateur et l’objectif. On sait que lorsqu’on fait d’une mesure un objectif elle cesse d’être une mesure.

Prenons l’exemple du timesheeting et des indicateurs de billabilité dans les sociétés de service. Ils sont indispensables au pilotage de l’activité. Mais lorsqu’on rend le salarié responsable de sa mauvaise utilisation (fait qui ne relève pas de lui), on dévoie l’utilité de la mesure et on obtient des comportements pervers qui ont des conséquences à l’opposé du but recherché.

12°) Supprimez les obstacles qui empêchent les employés, les ingénieurs et les cadres d’être fiers de leur travail, ce qui implique l’abolition du salaire au mérite et du management par objectifs.

Bon, l’histoire du salaire au mérite fait référence à des pratiques de l’époque aux USA et n’est pas pertinent.

Pour le management par objectif je ne suis pas totalement confortable avec ce qui est dit mais j’en comprend le message.

Lorsque pour des raisons de soit disant productivité on demande à un salarié de continuer à travailler sur quelque chose de mal pensé au lieu de s’arrêter et repenser le problème depuis le début on a un effet pervers car on va institutionaliser la non qualité.

Et puis cela pose également la question de la définition des objectifs.

13°) Instituez un programme énergique d’éducation et d’amélioration personnelle

Il n’y a pas que les hard skills dans la vie, les soft skills ça compte aussi.

14°) Mobilisez tout le personnel de l’entreprise pour accomplir la transformation.

La transformation et, de manière plus large, l’amélioration continue n’est pas un travail en silo qui est l’apanage de quelques uns mais un effort collectif dans lequel chacun doit se sentir concerné et doit contribuer.

Cela fait écho à un dispositif que j’avais personnellement mis en place pour faire exister le sujet de l’amélioration à côté et en plus du travail quotidien en impliquant non seulement ma propre équipe mais les managers d’autres équipes car changer les choses chez les uns a un impact chez les autres.

Conclusion

Merci aux courageux qui sont arrivés au bout de cet article.

Les entreprises font toutes face aux mêmes problèmes depuis la nuit des temps, peu importe leur secteur ou l’époque. Parfois un peu de bon sens serait d’arrêter la fuite en avant et l’invention de concepts fumeux qui se succèdent les uns aux autres et apprendre des vieilles recettes qui ont fait leur preuve dans le passer.

A moins qu’on ne veuille pas vraiment s’attaquer aux vrais problèmes ?

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Et si on parlait de la qualité du travail

Quand on prend un peu de recul on a l’impression que les entreprises passent leur temps à inventer de nouveaux concepts pour adresser des problèmes sérieux en ayant l’air d’éviter de s’attaquer aux causes premières et en oubliant que les solutions, si on voulait les appliquer existent depuis belle lurette.

Une critique qui s’adresse encore plus et a fortiori aux entreprises qui embauchent majoritairement des travailleurs du savoir et qui, vu qu’on parle de flux de travail intangibles et d’une foule de choses peu visibles et à la matérialité limitée, ferment les yeux devant nombre de dysfonctionnements en faisant comme s’ils n’existaient pas.

Faire du neuf avec du vieux

Donc les concepts s’enchainent, avec à chaque fois l’impression que vu que le précédent n’a pas fonctionné on le met vaguement au gout du jour et on en change le nom.

On a eu l’époque du collaboratif, du knowledge management, de l’entreprise 2.0, de la transformation digitale, de l’expérience employé, du bonheur au travail

Et à chaque fois j’ai l’impression qu’on parle de la même chose car finalement tout est tellement entremêlé que quelle que soit par quelle partie du problème on commence on en revient aux mêmes sujets de fond.

Parce qu’à la fin le but d’une entreprise est de satisfaire des clients.

Pour cela elle a des salariés qui doivent être mis dans les meilleures conditions (management, outils, process, capacité d’apprendre et s’améliorer).

Pour cela tous ces gens doivent travailler ensemble.

Pour rester compétitif elle doit à la fois optimiser le présent et se préparer pour le futur.

Au final cela s’articule sur trois piliers : le client, le collaborateur, la qualité. C’est aussi vieux que le monde et ça ne risque pas de changer.

Les deux premiers piliers sont assez commun dans les discours de toutes les entreprises, le troisième moins. S’il est omniprésent dans l’industrie et une partie du secteur des services il l’est beaucoup moins dans une très grande partie des entreprises dont l’activité repose essentiellement sur les travailleurs du savoir. On y parle de livrables, de performance et si la notion de qualité est présente elle n’est jamais abordée et mentionnée en tant que telle.

Qualité et travail du savoir : on ne pilote pas ce qu’on ne comprend pas

Je n’ai pas vraiment d’explication à cela mais j’ai une piste sérieuse. Avoir une démarche qualité c’est avoir une démarche systémique et pas individuelle.

« Peter Drucker a fait remarquer qu’au cours du XXe siècle, la productivité des travailleurs manuels dans le secteur manufacturier a été multipliée par cinquante, car nous sommes devenus plus intelligents quant à la meilleure façon de construire des produits. Il a fait valoir que le secteur de la connaissance, en revanche, avait à peine entamé un processus similaire d’auto-examen et d’amélioration, existant à la fin du XXe siècle alors que le secteur manufacturier l’avait été cent ans plus tôt  ».

Cet extrait d’un article du New Yorker parle de productivité mais s’applique à mon avis tout autant à la qualité. On ne sait pas comment travaillent les travailleurs du savoir, je veux dire au niveau des dynamiques et pratiques individuelles et collectives qui font qu’à un moment donné ce qui doit être produit l’est. Il y a un input quelque part, il y a des règles et process plus ou moins établis et souples, l’information circule, s’accumule, et à un moment comme par miracle quelque chose est produit.

Y-a-t’il en cours de route des goulots d’étranglement qui empêchent d’avancer ? La charge de travail est elle distribuée de manière optimale ? Les ressources (personnes et information) sont elles disponibles et en quantité et qualité suffisantes ?

On ne le sait pas et je ne sais même pas si on cherche à le savoir. Et sans cela comment prétendre avoir un impact sur la qualité de ce qui est produit ?

De l’importance de la qualité dans le travail du savoir

Pourquoi réintroduire ici ce concept d’un autre temps et, surtout, d’une autre industrie ?

Parce que dans les choses qui différencient le travail du savoir des autres activités il y a le fait que la valeur produite n’est pas proportionnelle au temps passé.

On peut produire une foule de livrables, peu importe leur nature, dans un temps donné mais s’ils ne correspondent pas au niveau de qualité attendu leur valeur est nulle et il faut tout recommencer.

Raison pour laquelle la notion de productivité dans ces secteurs est très difficile à appréhender et pour laquelle l’accent devrait davantage être mis sur la qualité que la quantité.

Faire du neuf avec du vieux (2)

Bon, revenons à l’idée première de ce billet. Je voudrais juste partager ici quelque chose que certains connaissent peut être mais, comme pour mon billet sur le Discours de Marseille, montrer que des gens ont dit et fait des choses très pertinentes à une époque et qu’il serait peut être bon de s’inspirer de choses qui ont fonctionné plutôt que de se lancer dans une course en avant qui amène à sans cesse réinventer la roue.

C’est dans les années 50 que Edwards Deming, père de ce que l’on appelle aujourd’hui le « Total Quality Management » a formalisé ce qui est connu comme les « 14 points de Deming » qui ont permis à l’industrie Japonaise de connaitre un essor à cette époque alors que les entreprises occidentales ont attendu près de 30 ans pour s’y convertir.

Alors je ne vais pas dire que je souscrit à tout, que certaines choses ne doivent pas être remises au gout du jour mais une partie est tout de même diablement pertinente mais s’il s’agit de choses qu’on feint encore de découvrir aujourd’hui. Preuve également que parfois il faut aller chercher de bonnes idées dans des secteurs qui n’ont rien à voir avec le notre et que finalement il n’y a rien de tel que le bon sens.

1°) Gardez le cap de votre mission en améliorant constamment les produits et les services. Le but d’une entreprise est d’être compétitive, d’attirer des clients et de donner du travail.

Cela signifie deux choses : optimiser le présent tout en investissant pour l’avenir. Aujourd’hui trop d’entreprises ne recherchent que des gains à court terme.

2°) Adoptez la nouvelle philosophie. Nous sommes dans un nouvel âge économique. Les dirigeants occidentaux doivent s’informer de leurs nouvelles responsabilités et conduire le changement.

Il n’y a pas de transformation d’une entreprise sans transformation culturelle des dirigeants, ce que je traduis souvent par « l’escalier se balaie en partant du haut ».

On en a eu des exemples criants en matière de transformation digitale.

3°) Faites en sorte que la qualité des produits ne demande qu’un minimum de contrôles et de vérifications. Intégrez la qualité au produit dès la conception.

Agir sur le système plus que les individus et éviter les process et contrôles inutiles. Un moyen de lutter contre la complication ?

Cela me rappelle également une anecdote tirée de Smart Simplicity d’Yves Morieux. Alors qu’on se rend compte qu’il y a des problèmes de qualité on peut créer un département « réparabilité » qui ajoute de la complication organisationnelle ou travailler en amont pour ne pas en avoir besoin.

4°) Abandonnez la règle des achats au plus bas prix. Cherchez plutôt à réduire le coût total. Réduisez au minimum le nombre de fournisseurs par article, en établissant avec eux des relations à long terme de loyauté et de confiance.

Dans un monde qui fonctionne de plus en plus en écosystème, où le freelancing se développe, il faut une nouvelle manière de gérer les prestataires et partenaires. Ca n’est plus « eux et nous » mais « nous ensemble » et cela demande une relation de confiance à long terme.

Changer de partenaire en permanence dérègle, de plus, le fonctionnement de l’organisation.

5°) Améliorez constamment tous les processus de planification, de production et de service, ce qui entraînera une réduction des coûts.

Encore faut il aujourd’hui être capable de comprendre comment travaillent vraiment les travailleurs du savoir. Heureusement aujourd’hui on a des données pour cela.

6°) Instituez une formation professionnelle permanente.

Encore plus vrai aujourd’hui alors que les connaissances deviennent de plus en plus rapidement obsolètes.

7°) Instituez le leadership, nouvelle manière pour chacun d’exercer son autorité. Le but du leadership est d’aider les hommes et les machines à mieux travailler. Révisez la façon de commander.

On parle des managers totalement perdus en télétravail parce qu’ils ne voyaient plus leurs collaborateurs pour les contrôler.

Une chose à laquelle Deming ne pouvait pas penser en parlant d’hommes et de machines est de leur apprendre à travailler ensemble.

8°) Chassez la crainte, afin que tout le monde puisse contribuer au succès de l’entreprise.

Bien sûr le management par la peur ne fonctionne pas mais cela va au delà.

Une des grandes barrières à la collaboration, l’innovation, la résolution de problèmes et l’amélioration continue est la crainte qu’ont les gens de signaler un problème ou de proposer des idées pour le résoudre.

9°) Détruisez les barrières entre les services. Le travail dans un esprit d’équipe évitera que des problèmes apparaissent au cours de l’élaboration et de l’utilisation des produits.

De la conception à l’exécution les silos tuent créativité et collaboration et génèrent in fine des problèmes de qualité qu’ils empêchent, en plus, de résoudre.

10°) Supprimez les exhortations et les formules qui demandent aux employés d’atteindre le  zéro défaut pour augmenter la productivité. Elles ne font que créer des situations conflictuelles.

Ici cela me fait surtout penser aux injonctions paradoxales qui minent la vie des collaborateurs.

Ici je citerai encore Morieux :

• En 1955 les entreprises avaient entre 4 et 7 impératifs de performance contre entre 25 et 50 aujourd’hui.

• 15 à 50% de ces indicateurs sont contradictoires, ce qui n’était pas le cas en 1955.

11°) Supprimez les quotas de production, ainsi que toutes les formes de management par objectifs. Ces méthodes seront remplacées par le leadership.

Là je suis un peu moins confortable avec ce point mais ça évoque tout de même un sujet assez fréquent : confondre l’indicateur et l’objectif. On sait que lorsqu’on fait d’une mesure un objectif elle cesse d’être une mesure.

Prenons l’exemple du timesheeting et des indicateurs de billabilité dans les sociétés de service. Ils sont indispensables au pilotage de l’activité. Mais lorsqu’on rend le salarié responsable de sa mauvaise utilisation (fait qui ne relève pas de lui), on dévoie l’utilité de la mesure et on obtient des comportements pervers qui ont des conséquences à l’opposé du but recherché.

12°) Supprimez les obstacles qui empêchent les employés, les ingénieurs et les cadres d’être fiers de leur travail, ce qui implique l’abolition du salaire au mérite et du management par objectifs.

Bon, l’histoire du salaire au mérite fait référence à des pratiques de l’époque aux USA et n’est pas pertinent.

Pour le management par objectif je ne suis pas totalement confortable avec ce qui est dit mais j’en comprend le message.

Lorsque pour des raisons de soit disant productivité on demande à un salarié de continuer à travailler sur quelque chose de mal pensé au lieu de s’arrêter et repenser le problème depuis le début on a un effet pervers car on va institutionaliser la non qualité.

Et puis cela pose également la question de la définition des objectifs.

13°) Instituez un programme énergique d’éducation et d’amélioration personnelle

Il n’y a pas que les hard skills dans la vie, les soft skills ça compte aussi.

14°) Mobilisez tout le personnel de l’entreprise pour accomplir la transformation.

La transformation et, de manière plus large, l’amélioration continue n’est pas un travail en silo qui est l’apanage de quelques uns mais un effort collectif dans lequel chacun doit se sentir concerné et doit contribuer.

Cela fait écho à un dispositif que j’avais personnellement mis en place pour faire exister le sujet de l’amélioration à côté et en plus du travail quotidien en impliquant non seulement ma propre équipe mais les managers d’autres équipes car changer les choses chez les uns a un impact chez les autres.

Conclusion

Merci aux courageux qui sont arrivés au bout de cet article.

Les entreprises font toutes face aux mêmes problèmes depuis la nuit des temps, peu importe leur secteur ou l’époque. Parfois un peu de bon sens serait d’arrêter la fuite en avant et l’invention de concepts fumeux qui se succèdent les uns aux autres et apprendre des vieilles recettes qui ont fait leur preuve dans le passer.

A moins qu’on ne veuille pas vraiment s’attaquer aux vrais problèmes ?

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La certification ISO 9001 est-elle encore d’actualité ?

La certification ISO 9001 est devenue la norme incontournable pour près d’un million d’entreprises dans le monde. C’est très clairement ce qui ressort de l’enquête annuelle relative aux certifications ISO 9001 : de plus en plus d’entreprises l’ont adoptée, et sur presque toute la planète.

Le nombre de certifications ISO 9001 dans le monde depuis 1993

Souvent assimilée à un effet de mode par le passé, la certification ISO 9001 ne l’est définitivement pas. Car si l’on en croit Jean Cocteau « La mode, c’est ce qui se démode », or depuis sa création en 1987, la norme n’a pas pris une ride !

Les bénéfices d’une norme internationale

Si ISO 9001 connaît un tel succès, c’est qu’elle répond à un indispensable besoin d’harmonisation : avant ISO 9001, chacun y allait de sa norme nationale, ou de sa norme de secteur. On comprend aisément qu’à notre époque de globalisation, ce maquis normatif n’a plus sa place. ISO s’est donc donné pour tâche d’œuvrer à l’harmonisation des normes nationales et à la mise sur le marché de normes internationales.

La norme ISO 9001 présente les exigences relatives au Système de Management de la Qualité (SMQ). Elle fournit un cadre bien éprouvé qui permettra à l’entreprise d’offrir des produits ou des services de qualité constante, conformes aux attentes de ses clients.

De l’industrie à l’ensemble des secteurs économiques

D’abord créée pour l’industrie, la démarche ISO 9001 a été de plus en plus adoptée par des entreprises très diverses telles que des établissements sociaux ou médicaux, des ONG, des banques, des écoles, des régies immobilières, des administrations publiques, et bien d’autres encore.

La raison d’un tel succès ? Toutes ces entreprises se devaient d’offrir des prestations de qualité. Elles avaient déjà, parfois même sans le savoir, un Système de Management de la Qualité. Il leur suffit donc de suivre la démarche qualité pour rendre leur système existant conforme aux exigences d’ISO 9001.

Une référence pour de nombreuses normes et lois

Toutes les normes liées au « système de management » des entreprises se basent sur ISO 9001.
De plus en plus de lois liées au droit des entreprises se basent sur les thèmes abordés par la norme ISO 9001 : amélioration continue, identification des processus, gestion des incidents, management des risques ou maîtrise des responsabilités internes.

De très nombreuses normes ou lois se basent aujourd’hui sur ISO 9001. Citons-en quelques-unes.
• ISO 13485   Qualité des dispositifs médicaux
• ISO 14001   Management environnemental
• ISO 19011   Audit de systèmes
• ISO 20000   Qualité des services informatiques (ITIL)
• ISO 27001   Sécurité de l’information
• ISO 22000   Sécurité des denrées alimentaires
• ISO 26000   Responsabilité sociétale
• ISO 31000   Management des risques
• ISO 45001   Santé et sécurité au travail
• ISO 21001   Éducation et formation
• COSO          Système de contrôle interne

Les avantages d’une certification ISO 9001

Les avantages sont nombreux si la mise en place de la norme a été correctement réalisée. Citons les plus importants.

Le plus évident d’abord : la certification ISO 9001 est le gage d’une reconnaissance locale et internationale indéniable. La certification est reconnue par 176 pays et par une multitude d’organismes et d’entreprises. Chacun a ainsi une même référence en matière de management, d’organisation et de qualité; tous parlent maintenant un langage commun.

ISO 9001 est un excellent guide organisationnel pour qui veut assurer la satisfaction des clients ou des bénéficiaires. Ceci est aussi valable pour les PME qui peuvent ainsi montrer le sérieux et la rigueur de leur organisation.

La conformité à ISO 9001 permet enfin d’assurer une meilleure qualité des produits ou des services offerts. Elle aide à rendre les processus internes plus efficients et permet de diminuer les coûts liés aux erreurs. La productivité est améliorée ainsi que la motivation des collaborateurs et leur désir de réaliser un travail bien fait.

Une certification ISO 9001 parfois lourde et inutile

Certification ISO 9001, toujours d'actualité

Pour répondre aux exigences d’ISO 9001, certaines entreprises ont engagé des dépenses sans commune mesure avec le résultat obtenu. Pourquoi un tel gaspillage ?

La norme et ses exigences sont souvent mal comprises : on complique parfois inutilement ce qui au départ est une donnée simple, qui ne nécessite pas un déploiement énorme de moyens.

Comme on l’a dit, le management de la qualité était déjà présent dans l’entreprise et qu’il n’était pas nécessaire de tout « reprendre à zéro ». En fait, les activités vraiment nouvelles sont souvent l’audit qualité interne, la mesure d’indicateurs, le management des risques et la revue de direction (business plan annuel).

La formalisation exigée par ISO 9001 donne souvent lieu à une production de documentation nouvelle. On oublie en effet trop souvent qu’il existe déjà en interne une documentation importante, de qualité et adaptée à la réalité de l’entreprise. Résultat : une double documentation et donc une débauche d’énergie inutile.

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08 bonnes raisons de faire appel à un consultant

De la TPE aux grandes entreprises, chaque société a des problèmes à résoudre et aura besoin, un jour, d’une aide extérieure.

En choisissant de faire appel à un consultant expérimenté, les entreprises se donnent la possibilité d’aller vers la croissance et le développement au lieu de maintenir leur statu quo.

Les consultants peuvent aider les entreprises à :

  • Identifier de nouvelles façons de se développer et de croître,
  • Étendre leurs gammes de produits,
  • Mieux s’engager auprès de leurs clients.

Pourquoi les entreprises ne résolvent-elles pas leurs problèmes en interne au lieu de faire appel au conseils d’un prestataire externe ?

Pour certains, la principale cause est :

  • Le manque de temps,
  • Le manque de ressources en interne,
  • Le manque d’expertise,
  • La combinaison des trois.

Il existe plusieurs raisons d’engager un consultant externe et un bon conseiller peut s’avérer être de l’argent bien investi :

1. Un regard extérieur et objectif

Difficile pour une entreprise d’identifier des problèmes spécifiques dans ses processus : elle peut manquer d’objectivité pour se regarder d’un œil très critique. En tant que manager, difficile de prendre le recul nécessaire afin d’identifier les problèmes, les analyser et les résoudre.

Les consultants externes, qui ont un regard neuf, peuvent repérer plus rapidement les véritables problèmes qui freinent les entreprises. Grâce à leur regard neutre et objectif, ils peuvent parler ouvertement des problèmes sans crainte de représailles.

2. Un gain d’argent

Embaucher un collaborateur et le former est un réel coût pour l’entreprise. Avec un consultant, vous n’avez pas de frais de fonctionnement ni de frais généraux afférents à l’exécution du travail tel qu’ordinateur portable, logiciel coûteux ou espace de travail, et vous ne payez que lorsque vous en avez besoin.

Il existe même des incitations financières au recours d’un consultant pour un contrat à court terme. Depuis le 8 mars 2016, certaines entreprises peuvent solliciter un accompagnement en Ressources Humaines cofinancé par l’État.

Le prestataire choisi doit être référencé par la DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi).

Le Conseil en Ressources Humaines, par exemple, s’adresse à toute entreprise de moins de 300 salariés n’appartenant pas à un groupe, en priorité aux PME de moins de 50 salariés et aux TPE de moins de 10 salariés non dotées d’un département de Ressources Humaines (RH).

Vous pouvez bénéficier d’une prestation courte (de 1 à 10 jours d’intervention) ou longue (de 10 à 20 jours). Le nombre de jours est fixé en coordination entre la DIRECCTE et le Consultant.

La subvention de l’État prend en charge 50% des frais liés au coût de la prestation avec un montant maximum fixé à 15 000€ HT de financement public par entreprise.

3. Une connaissance approfondie de la dynamique du marché

L’un des avantages d’un consultant, c’est l’expérience et l’expertise étendue sur le secteur dans lequel votre entreprise opère. Il a généralement travaillé avec de nombreuses entreprises dans le même secteur et connaît les tenants et aboutissants des tendances du marché.

Il sait ce que font les entreprises concurrentes, et ses recommandations aideront donc votre entreprise à surpasser facilement ses compétiteurs.

4. Un diagnostic efficace

Une grande partie de la valeur d’un consultant réside dans son expertise d’auditeur. Il mène un diagnostic pour :

  • comprendre ce qui se passe,
  • éclaircir la situation,
  • poser les bonnes questions,
  • démêler votre problématique.

Le processus par lequel un diagnostic précis est établi met parfois à rude épreuve la relation consultant-client. Les entrepreneurs craignent parfois de découvrir des situations difficiles dont ils pourraient être tenus responsables.

5. Bénéficier des compétences d’un expert

Engager un Consultant ayant acquis une solide expérience et une grande expertise dans un domaine particulier vous permettra de bénéficier de nouvelles approches pour résoudre des problèmes critiques.

Les grandes sociétés de consulting possèdent souvent une large gamme de ressources et des connaissances approfondies sur lesquelles elles peuvent s’appuyer. Elles sont extrêmement utiles, surtout lorsque vous êtes confronté à une tâche que vous ou votre équipe ne maîtrisez pas ou sur laquelle vous manquez d’expérience.

De plus, les consultants sont formés à penser aux problèmes de manière créative et à identifier les réponses possibles de la façon la plus efficace.

En plus d’apporter une nouvelle perspective, le consultant peut vous aider à mettre en œuvre des méthodes éprouvées et réelles qui répondent à vos besoins. Cette expertise est extrêmement utile lorsque vous êtes confronté à un problème inédit.

6. Faire face aux problèmes internes les plus sensibles

Faire appel à des consultants permet d’appuyer des décisions et de traiter les problèmes les plus sensibles de votre entreprise.

Par exemple, certaines décisions s’avèrent nécessaires mais sont risquées et impopulaires (comme gel des salaires, plans de départs de salariés…).

Le consultant a un avis objectif concernant vos employés car il n’est pas impliqué dans la vie de la société, contrairement à certains managers qui ont des rapports biaisés avec leurs collaborateurs et ne prennent pas suffisamment de recul.

Le recours à des consultants est un excellent moyen d’apporter l’objectivité nécessaire à la prise de décisions sensibles. Les consultants ne se soucient pas de la politique de bureau, ce qui leur permet de prendre des décisions rationnelles, indépendantes et critiques.

7. Optimiser votre temps

N’hésitez pas à faire appel à un consultant pour les missions trop chronophages, soit que vous manquez de temps pour tout faire, soit que cela touche à une compétence non maîtrisée.

Il se peut que certains de vos collaborateurs aient la compétence requise pour intervenir sur un projet, mais cela prendra du temps du fait qu’ils devront jongler entre leur poste et le projet en cours.

Le projet se traitera sur des mois alors que vous avez besoin d’une réponse dans les semaines à venir voire dans l’urgence. Ainsi, faire appel à un consultant et lui cadrer sa mission permettra à vos collaborateurs de se concentrer sur leur fonction et leur éviter une surcharge de travail.

Vous libérez du temps aux missions que vous sacrifiez trop souvent et qui se révèlent être à forte valeur ajoutée.

8. Former vos employés

Dans le monde compétitif qui est le nôtre, la formation continue des employés leur permet de remplir leur rôle avec efficacité et donne à l’entreprise un avantage sur ses concurrents. Le mieux pour une entreprise est d’engager un consultant sur le lieu de travail pour assurer la formation des employés.

Une formation interne est très efficace puisque les employés sont formés en utilisant des problèmes, des défis et des exemples réels qu’ils rencontrent chaque jour au travail. Cela leur permet d’acquérir les compétences exactes dont ils ont besoin pour remplir leur rôle avec succès.

Les consultants sont toujours au courant des nouveautés de leur secteur, ils sont les mieux placés pour enseigner aux entreprises ce dont elles ont besoin pour rester compétitives.

Pour finir…

Qu’il s’agisse d’un consultant indépendant, d’une firme « Big Four » ou d’un consultant local, vous devez définir votre stratégie en fonction d’objectifs à court, moyen et long termes afin d’orienter le travail du consultant et bénéficier du meilleur de cette collaboration.

Le consultant est un véritable partenaire et vous serez gagnant à le considérer comme tel. Il a autant intérêt que vous à ce que la mission soit une réussite et que vous soyez satisfait.

Alors, établissez un rapport de confiance avec lui et vous aurez un partenariat gagnant-gagnant qui vous apportera une véritable valeur ajoutée.

Etes- vous prêt à engager un consultant?

Chez Eurl OAC, nous pensons qu’engager un consultant est un véritable atout stratégique. Gagnez du temps et de l’argent, faites-vous accompagner dans votre gestion comptable et financière. Bénéficiez de tout le savoir-faire de nos spécialistes afin de vous concentrer sur votre coeur de métier et développer votre entreprise en toute sérénité.

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